Devenir un informateur : le soupçon dans le diagnostic par l’entremise d’autrui

Résumé : Cet article explore la façon dont les cliniciens sondent, déchiffrent et se méfient de la parole des proches des patients dans une clinique américaine spécialisée dans le diagnostic de la démence. À partir de l’observation de réunions de l’équipe médicale, je décris comment la confiance habituellement accordée à ces « informateurs » est remise en question, transformant celui qui est perçu d’ordinaire comme un moyen de diagnostic en sujet d’un diagnostic. Cet article montre comment la méfiance envers l’informateur s’avère être une ressource, plutôt qu’un obstacle, pour le travail clinique. Face à un informateur soupçonné d’être « mauvais », les cliniciens utilisent ce qu’ils comprennent de sa « subjectivité » et des relations concrètes que le patient et le proche ont ensemble pour faire le diagnostic des troubles du patient ; cette étude montre alors que le diagnostic de la démence comprend une dimension relationnelle qui n’est donnée à voir que lorsqu’elle pose problème.
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Contributeur : Catherine Lucas <>
Soumis le : jeudi 10 novembre 2016 - 10:29:56
Dernière modification le : lundi 12 novembre 2018 - 11:04:27

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Laurence Tessier,. Devenir un informateur : le soupçon dans le diagnostic par l’entremise d’autrui. Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2016, pp.109-128. ⟨10.4000/traces.6725⟩. ⟨hal-01394912⟩

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